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Pension des enseignants : le MR lâche complètement les enseignants !

 

Le 1er septembre dernier, lors de la séance plénière de rentrée parlementaire, le Sénat a vu l’aboutissement de la procédure en conflit d’intérêts initiée par la Commission Communautaire française (Cocof) à l’encontre du projet de loi Bacquelaine relatif à l’harmonisation de la prise en compte des périodes d’études pour le calcul de la pension.

Le MR lâche complètement les fonctionnaires et, dans le cas présent, les enseignants ! Soutenu en cela par le cdh, qui s’est abstenu, alors même qu’ils étaient à l’initiative du dépôt de la motion en conflit d’intérêts à la Cocof ! Totalement incohérent et surréaliste.

Pour le Groupe PS, les craintes soulevées par la Cocof sont tout à fait fondées. On ne peut que reprocher au ministre des pensions le saucissonnage de sa réforme en plusieurs volets différents, ce qui empêche une vision globale et transparente. Les socialistes regrettent l’absence de concertation en amont entre le gouvernement fédéral et les entités concernées par le projet de loi.

Pour Véronique Jamoulle, Sénatrice et rapporteure du dossier à la Cocof, « ces mesures reposent en réalité sur la seule nécessité d’arriver à un équilibre budgétaire en matière de sécurité sociale au détriment de la carrière et donc de la qualité de vie des enseignants et des autres fonctionnaires ».

C’est une offensive de plus contre le statut des enseignants. Ils devront désormais racheter des années d’étude. C’est proprement scandaleux !

En effet, le relèvement des conditions de carrière pour une pension complète (45 ans), le relèvement des conditions de carrière pour le départ en pension anticipée (63 ans et 42 ans de carrière), la suppression de la bonification pour diplôme dans le calcul de la carrière, de même que la suppression annoncée des tantièmes préférentiels, le tout conjugué à cette nouvelle réforme (soit le rachat des années d’études pour le calcul de la pension à concurrence d’environ 1500 euros par année d’étude), portent bien évidemment préjudice à la carrière des enseignants. A la carrière des enseignants actuellement en activité mais aussi, bien évidemment, à la fonction et à la carrière des candidats au métier d’enseignants.

Dans les prochaines années, avec le boom démographique bruxellois attendu, la pénurie d’enseignants sera encore aggravée et le niveau d’éducation risque ainsi de baisser.

Or la fragilisation du statut des enseignants va se répercuter sur la qualité de l’enseignement.

Pour Véronique Jamoulle « qui dit fragilisation de l’enseignement dit aussi risques pour la formation professionnelle, et par conséquent affaiblissement de l’intégration sociale, de la santé, du bien-être et bien sûr augmentation de la pauvreté. Bref, c’est toutes les politiques de cohésion sociale qui sont menacées ».

Les mesures prises par le gouvernement fédéral sont à ce point radicales que la Cocof et la Fédération Wallonnie-Bruxelles éprouveront des difficultés excessives à mener efficacement la politique qui leur ont été confiées.

Le groupe PS a voté en séance plénière contre la proposition d’avis motivée présentée par les partis de la majorité.


Prise en charge des pathologies liées à l’environnement : la proposition PS votée

Prise en charge des pathologies liées à l’environnement : la proposition des Sénateurs PS Philippe Mahoux, Patrick Prévot et Nadia El Yousfi votée en séance plénière du Sénat. 

 

Le Sénat a voté ce vendredi en séance plénière une résolution relative à la prise en charge des pathologies liées à l’environnement défendue par le Président du groupe socialiste Philippe Mahoux et les Sénateurs PS Patrick Prévot et Nadia El Yousfi avec l’appui de Latifa Gahouchi.

Maladies cardiovasculaires, cancer, diabète, syndrome métabolique, obésité, problèmes de fertilité, allergies, asthme…

Selon le Conseil supérieur de la Santé, la preuve a été faite que de nombreuses maladies ont un lien avec l’environnement ou avec des produits fabriqués par l’homme.

Ce lien est admis par la plupart des scientifiques indépendants du monde entier.

En cohérence avec les propositions de loi portées par le groupe PS du Sénat relatives aux perturbateurs endocriniens et à l’amiante, 10 demandes ont été formulées à l’attention du Gouvernement fédéral et des Gouvernements des entités fédérées.

Pour Nadia El Yousfi, co-signataire de la résolution : « La résolution vise à mettre en place une véritable politique cohérente et collaborative relative aux pathologies liées à l’environnement. » 

Cette politique doit notamment prévoir  : 

- le développement et la gestion des bases de données relatives à tous les aspects des pathologies liées à l’environnement.

Cela se traduira par des échanges de données dans l’ensemble de notre pays, avec, à chaque étape, une attention particulière à la protection de la vie privée et des droits du patient ;

- l’évaluation de l’impact économique de ces pathologies sur le secteur des soins de santé et sur le secteur de l’emploi ;

- la mise en œuvre de formations de base et continuée, en priorité à l’attention des médecins, et la création d’un certificat en médecine environnementale ; 

- l’élargissement du dossier médical à des déterminants de risque factuels, liés à des facteurs environnementaux (ex : durée d’exposition du patient à l’amiante) ;

- la création d’une cohorte belge spécifique sur l’exposition des nouveau-nés aux pathologies liées à l’environnement. Elle permettra d'étudier précisément le rôle d'agents de l'environnement, au sens large du terme (exposition à des agents chimiques, pollution atmosphérique, etc.) vis-à-vis du risque de développer certaines maladies ;

- la mise en place de centre(s) de référence en charge des pathologies liées à l’environnement ;

-des mesures visant à aboutir à la reconnaissance et la prise en charge de pathologies liées à l’environnement par l’INAMI.

Pour le groupe PS, à l’heure où l’arrêt de la Cour d’appel de Bruxelles  réaffirme la responsabilité de la société « Eternit » dans le procès amiante, il faut déplorer le vote par la Chambre du projet de loi du Gouvernement qui limite les possibilités de financement du fonds d'indemnisation pour l'amiante alors même que le véritable enjeu est de prendre en compte les conséquences sur la santé de l’amiante dans les relations de travail et notre environnement.

A cet égard, la résolution votée ce jour demande au Gouvernement d’actualiser  la liste des pathologies prises en charge par la Fonds amiante, pour soutenir davantage les victimes.

Pour le Président du groupe socialiste du Sénat Philippe Mahoux : «Le vote de cette résolution est une étape déterminante. A l’heure du retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris, c’est aussi une réponse concrète et constructive au négationnisme environnemental assumé ces derniers jours par le Président Trump. »